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La « nouvelle Jaqueline Sauvage » Découvrez l’histoire de Valérie Bacot

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Cette femme de 40 ans a tué son époux, qui était auparavant son beau-père incestueux, d’une balle de revolver, le 13 mars 2016.

Quatre ans après la grâce présidentielle accordée à Jacqueline Sauvage, une affaire similaire provoque la mobilisation. Les membres du comité de soutien de Valérie Bacot ont lancé une pétition, signée par plus de 75 000 personnes ce jeudi, demandant que cette femme de 40 ans, qui doit être jugée en juin 2021 pour le meurtre de son mari violent le 13 mars 2016, reste en liberté. Parmi ses soutiens, l’ancienne ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem a demandé au président Emmanuel Macron de permettre sa relaxe.

Après un an et demi de détention provisoire, Valérie Bacot a trouvé un travail dans le bâtiment et respecte les modalités de son contrôle judiciaire. Au cours de son procès, elle sera défendue par les mêmes avocats que Jacqueline Sauvage, Me Janine Bonaggiunta et Me Nathalie Tomasini. Mise en examen pour assassinat, elle risque la prison à perpétuité.

Originaire de Saône-et-Loire, Valérie Bacot a vécu l’enfer pendant 24 ans au contact de Daniel Polette. L’année de ses douze ans, cet homme entre dans sa vie en devenant le conjoint de sa mère, gérante d’un commerce dans le centre-ville de La Clayette. France 3 relate l’adolescence de la jeune fille, et l’enquête de police au cours de laquelle elle explique, à 14 ans, que son beau-père, de 25 ans son aîné, l’a obligée à des rapports sexuels. Daniel Polette est condamné en 1995 à 4 ans de prison pour viol sur mineure de moins de 15 ans.

“Livrée à elle-même”

En prison, il écrit et reçoit la visite de la jeune fille, forcée par sa mère. “Quand son beau-père a été condamné pour les viols qu’elle a subis quand elle avait 12 ans, sa mère l’emmenait le voir au parloir. La violence s’est ainsi poursuivie. Et quand il est sorti de prison, il est retourné à leur domicile et les viols ont repris”, raconte à BFMTV Florian Maïly, porte-parole de son comité de soutien.

A 17 ans, Valérie Bacot tombe enceinte de ce beau-père qui avait repris sa place dans le foyer comme si de rien n’était. Sa mère l’expulse du foyer. Elle s’installe avec son beau-père dans une autre commune de Saône-et-Loire, Baudemont, où elle va se marier et vivre avec lui pendant 18 ans. “C’est une petite fille qui a été livrée à elle-même et les autorités ont laissé cet homme en toute puissance faire des dégâts énormes en toute impunité. Personne n’était là pour la protéger, ni dans l’enfance ni dans l’adolescence. Sa propre mère était complice des insanités commises par le beau-père”, explique au FigaroMe Janine Bonaggiunta.

Six mois de prison avec sursis pour ses fils

Ses deux fils et le petit ami de sa fille l’aident à enterrer le corps dans un bois. Le cadavre sera retrouvé un an après, quand la mère du petit ami, mis au courant par son fils, ira parler à la police. Selon le porte-parole du comité de soutien, Valérie Bacot et ses enfants ont tenté “par deux fois d’alerter la gendarmerie” sur les agissements de Daniel Polette, “sans être jamais entendus”. L’accusée aurait agi “sans préméditation, poussée à bout par la peur, la violence physique et les menaces quotidiennes”.

Valérie Bacot et ses enfants sont interpellés en octobre 2017. La mère de famille indique que peu de temps avant le meurtre, son mari avait demandé à leur fille de 15 ans “comment elle était sexuellement”, ce qui a pu déclencher son passage à l’acte. Les trois garçons, mineurs au moment des faits, ont été condamnés en décembre 2019 à des peines de six mois de prison avec sursis pour recel de cadavre. Valérie Bacot attend toujours son procès, qui se tiendra en juin.

Selon son avocate, elle “est très émue de découvrir ce flot de personnes qui la soutiennent, qui s’intéressent à elle. C’est quelque chose de tout à fait nouveau puisqu’elle n’avait jamais reçu la moindre preuve d’amour auparavant mais avait toujours vécu isolé, titubant dans la vie”.

Via L’EXPRESS