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Insolite

L’incroyable histoire du meme « Disaster Girl »

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La photo d’une fillette devant une maison en flammes avec un petit sourire en coin, comme si elle était à l’origine de l’incendie, a été détournée à d’innombrables reprises sur internet. La petite fille a même été surnommée Disaster Girl, « la petite fille du désastre ». 

En réalité, elle s’appelle Zoe Roth et avait 4 ans quand son père, Dave, a saisi cette photo.

Tout commence un jour de janvier 2005. Les Roth sont chez eux, à Mebane, quand des sirènes résonnent fortement et que de la fumée se propage dans le quartier. Les pompiers de la ville, dont la caserne est toute proche, ont incendié volontairement un bâtiment situé non loin de chez eux pour un exercice en conditions réelles et contrôlées.

Dave Roth, le père de la petite fille décide alors de se rapprocher de la scène : il est amateur de photographie, et veut tester le nouvel appareil qu’il vient de s’offrir. Sa fille l’accompagne. Une fois devant la maison, l’homme commence alors à saisir des images des pompiers en train de lutter contre les flammes.

Il fait ensuite poser sa fille devant la maison en feu, Zoe Roth esquisse alors ce sourire qui deviendra célèbre, naturellement : « C’est comme ça que je souriais à l’époque », explique-t-elle.

Aujourd’hui, Zoe Roth a 21 ans et est étudiante à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, aux États-Unis. Comment vit-elle ces détournements ? « C’est drôle, et plutôt sympa », dit-elle encore. Elle indique toutefois être « mal à l’aise » avec certains détournements d’un mauvais goût particulièrement achevé.

Devenir une star d’internet « n’a pas eu beaucoup d’impact sur ma vie », disait-elle l’an dernier. C’était avant qu’elle reçoive un e-mail, dont elle n’a pas divulgué l’origine, lui suggérant de s’intéresser aux NFT. Et que le fichier informatique de la photo qui a fait le tour du web soit vendu des centaines de milliers d’euros.

Seize ans plus tard, les Roth ont gagné beaucoup d’argent, grâce à cette image. Le 18 avril 2021, ils l’ont « vendue », en quelque sorte, en utilisant la technologie des NFT, ces « jetons non fongibles » qui permettent de « posséder » un objet numérique, avec un certificat prouvant qu’il s’agit d’un fichier informatique original et pas d’une copie.

Le prix de vente ? 180 ethereum, soit l’équivalent de quelque 485 000 dollars américains, environ 401 000 en euros.